Qu'est ce que la Mésopotamie ?

L'écriture cunéiforme

Les cités de l'aube de l'humanité 

Quelques grands dieux

Les ziggourats et la Tour de Babel

Le musée d'Irak à Bagdad

Balade féline au Proche-Orient

La galerie photos

Cartes de Mésopotamie et d'Irak

Carte de la Syrie

Chronologie mésopotamienne

Irak : patrimoine en danger

Signification du mot "ezida"

Un glossaire

Une bibliographie

Des liens

L'auteur du site

Rechercher dans le site

accueil

 

CTÉSIPHON

- Reste d'un palais sassanide avec un iwan de 30 mètres de haut

- Un édifice qui semble défier les lois de la physique moderne


Carte interactive

Les origines de Ctésiphon demeurent encore obscures. Le mot même de Ctésiphon échappe à toute analyse étymologique. Les sources classiques, chrétiennes et juives indiquent que dans la région de Ctésiphon, plusieurs villes avaient été bâties, puis abandonnées. Les géographes arabes baptisèrent cette région du nom de "al-Madain" ou "les Villes". Ils pensaient que cette région était l'ensemble de cinq ou sept villes réparties de part et d'autre du Tigre. Les archéologues éprouvèrent de grandes difficultés à retrouver Ctésiphon dans l'ensemble des tells* qui se dressaient dans la région. Sachant aussi que le Tigre avait varié au cours du temps, il reste encore quelques doutes sur la localisation exacte de Ctésiphon.

Le monument le plus important de la région est un palais sassanide qui porte le nom de Taq-e Kisra. Il se trouve à un kilomètre et demi au sud de Ctésiphon sur le site d'Asbanbur. Seul le grand iwan et l'aile sud de la façade sont conservés. En 1909, lors d'inondations, la partie Nord s'est écroulée. La hauteur du grand iwan était à l'origine de 30 mètres. La datation de l'édifice est controversée, selon certains, il aurait été bâti sous Shapur Ier (224-241), selon d'autres sous Khosrau Ier (531-578). Construit avec du simple mortier de gypse et des briques cuites carrées, ce gigantesque iwan qui semble défier les lois de la physique donne aux visiteurs une impression de force et d'extrême fragilité.